Denim
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Le denim est également un sergé de coton, mais LA différence avec la toile de jean est que le denim est un entrelacement d’un fil de trame clair (en général écru) avec un fil de chaîne teinté. A noter que cette teinture n’est pas ‘à coeur’, ce qui explique le processus progressif de délavage.

Le denim le plus répandu est aujourd’hui composé de fils écrus d’une part, et bleu indigo d’autre part, mais on retrouve dans les catalogues de vente dès le milieu du 19e, des denim de toutes teintes, et même des modèles fantaisies (trames de dessins).

Et là, les nîmois se trémoussent en pensant ‘mais quand parlera t-on de nous ???’. Nîmes produit effectivement dès le 16e siècle un sergé. Il est indéniable que le denim hérite son nom du sergé de Nîmes, qui, au fil du temps, est devenu un procédé plus qu’une origine de fabrication. Comme le frigo si vous voulez… Mais là s’arrête la filiation, car le sergé de Nîmes était composé de laine et parfois de soie.

Jean et denim sont aussi produits par les manufactures aux Etats-Unis au 19e siècle, et les catalogues de vente distinguent bien ces deux étoffes, la première étant beaucoup plus rugueuse et solide que la seconde. Des maisons de confection proposent des redingotes, des vestes, des pantalons en jean ou en denim, dans des teintes marrons, noires, blanches, bleues, etc.

Une gamme de vêtements nouvelle apparait alors : les ‘overalls’ (vêtements de dessus), des combinaisons, salopettes et pantalons destinés à être enfilés par dessus les vêtements habituels, destinés à de nombreuses professions. Les overalls en jean sont moins confortables que ceux en denim.

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