Cosmétiques et peau noire : alerte aux perturbateurs endocriniens
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Cosmétiques et peau noire
alerte aux perturbateurs endocriniens

 

Une étude américaine montre que les produits

cosmétiques destinés aux femmes à la peau noire ou métisse contiennent plus de substances dangereuses pour la santé. Ils contiendraient notamment une quantité plus importante de perturbateurs endocriniens. Ces résultats sont particulièrement préoccupants pour les femmes enceintes.

Les cosmétiques destinés aux femmes noires ou métisses seraient plus dangereux pour la santé que les autres produits de beauté. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs de l’université Georges Washington aux États-Unis et dont les résultats ont été publiés le 15 aout dernier dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology.

 

Cosmétiques : risques plus importants pour les femmes enceintes

 

En cause, les substances toxiques et les perturbateurs endocriniens qu’ils contiennent en plus grandes quantités et qui sont susceptibles d’entraîner des problèmes de santé particulièrement préoccupants chez les femmes enceintes. Les produits lissant les cheveux ou éclaircissant la peau sont notamment pointés du doigt.

Dans les produits lissants, les spécialistes ont ainsi relevé une forte concentration de parabènes et d’œstrogènes, connus pour leurs effets perturbateurs sur le système hormonal. Une forte exposition à ces substances peut être à l’origine de tumeurs à l’utérus ou provoquer une puberté précoce.

Attention aux produits éclaircissant la peau.

Quant aux cosmétiques promettant d’éclaircir la peau de leurs utilisatrices, ils auraient tendance à contenir des taux élevés de mercure, un neurotoxique mauvais pour les reins, mais aussi des dermocorticoïdes, un médicament habituellement utilisé pour traiter l’eczéma.

Les scientifiques estiment que les femmes de couleur sont confrontées à une double peine. La potentielle toxicité des cosmétiques vient s’ajouter « aux risques liés à leur environnement souvent déjà pollué », explique Bhavna Shamasunder, une des responsables de l’étude. « Les femmes issues des minorités voient leur risque global augmenter, car elles vivent pour la plupart dans des zones où la qualité de l’air, de l’eau et de la terre est détériorée par des produits chimiques ».

 

L’étude de l’American Journal of Obstetrics and Gynecology

 

The environmental injustice of beauty: framing chemical exposures from beauty products as a health disparities concern… suite de l’article en anglais

 

Cosmétiques, les produits de tous les dangers