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Industrie du luxe 2016 : la France toujours leader

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Industrie du luxe 2016 : la France toujours leader
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La France confirme sa place de leader dans le secteur du luxe, selon le palmarès mondial 2016 de Deloitte sur les champions du luxe.

D’après les résultats de la troisième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods publiée par Deloitte, la France est et demeure la reine incontestée du luxe, avec près d’un quart du marché mondial.
(Sources Deloitte / Le Point)

Dix sociétés françaises dans le top 100

Les marques mondiales de luxe doivent répondre aux nouvelles forces en présence sur le marché et se mettre en valeur afin de satisfaire les nouvelles attentes des consommateurs. Tel est le principal enseignement de la troisième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods publiée par Deloitte.

Ainsi, en 2014, les entreprises du luxe chinoises, françaises, italiennes, espagnoles, suisses, anglaises et américaines sont à l’origine de 90 % des ventes du top 100. La France compte à elle seule 10 groupes dans le top 100, représentant 23,5 % des ventes de produits de luxe de ce palmarès. Avec un chiffre d’affaires moyen de ses entreprises de 5,2 milliards de dollars, l’Hexagone se positionne comme le pays qui concentre les entreprises de luxe les plus importantes. Le trio de tête du luxe français (LVMH, Kering et L’Oreal) représente 78 % du total du marché du luxe en France. Selon les chiffres divulgués par Deloitte, LVMH occupait toujours, en 2014, la première place mondiale du luxe, avec un chiffre d’affaires « produits de luxe » de 23,3 milliards de dollars en augmentation (21,8 milliards de dollars en 2013). Paradoxe : si la croissance des ventes des produits de luxe a été de 3,6 % en 2014, en forte baisse par rapport à 2013 (8,2 %) les acteurs du secteur ont quant à eux doublé la croissance de leurs ventes, passant de 2,9 % en 2013 à 6,7 % en 2014. De même, leur marge bénéficiaire moyenne serait de 16,3 %, en augmentation par rapport à l’année précédente (11,5 %) et supérieure de 4,9 points à la moyenne du top 100.

>> Télécharger l’étude Deloitte : marché du luxe 2016

La fin du « gold rush » asiatique

En regardant les chiffres dévoilés par Deloitte de plus près, on constante que l’horlogerie et la joaillerie demeurent le premier secteur du luxe, avec 25 % des ventes, devant la mode et les chaussures (19 %) et les parfums et cosmétiques (16 %). Secteur le plus dynamique en 2013, il est celui le plus en retrait en 2014 (- 0,4 %). Trois sociétés réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards de dollars (Swatch Group, Rolex et le hong-kongais Chow Tai Fook), et représentent à elles trois 40,8 % des ventes de ce segment du luxe.  Seules deux marques horlogères ont affiché une croissance à deux chiffres en 2014 : Frédérique Constant et Raymond Weil. Autre constat clair : la fin de l’effet « gold rush » qui avait boosté les ventes de bijouterie en 2013. Alors qu’elles avaient connu une forte croissance de 33,4 % de leurs ventes en 2013, les entreprises du luxe de Chine/Hong Kong ont dû faire face à un déclin de 6,8 % de leurs ventes en 2014.

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Une nouvelle donne pour le secteur du luxe

Le secteur des produits de luxe serait désormais, selon Deloitte, à mi-parcours de la « décennie du changement ».

Bénédicte Sabadie, Deloitte
Bénédicte Sabadie, Deloitte

Si la première moitié était caractérisée par la montée en puissance des consommateurs chinois et par l’explosion des usages numériques, la seconde moitié devrait être marquée par la discipline. « Le processus d’achat dans le secteur du luxe évolue, estime Bénédicte Sabadie, associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte France. S’appuyant sur les réseaux sociaux et les équipements numériques, les consommateurs de produits de luxe dictent de plus en plus où, quand et comment ils s’engagent auprès des marques de luxe. Ils sont devenus à la fois critiques et créateurs, en exigeant une expérience du luxe plus personnalisée, et s’attendent à avoir la possibilité de façonner les produits et services qu’ils consomment. »

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Guerlain

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